Le centre culturel français à Jérusalem a été encerclé jeudi matin par des policiers israéliens
Ceux-ci
étaient apparemment venus interpeller la co-organisatrice palestinienne
d'un évènement culturel dans le cadre d'un festival consacré à
Jérusalem, Rania Elias, selon un diplomate français.
La police israélienne n'a pas pénétré à l'intérieur. Rania Elias a réussi à quitter les lieux par la porte arrière du bâtiment.
Une
cinquantaine de personnes, y compris des responsables de
l'Autorité palestinienne, se trouvaient au centre culturel pour cette
manifestation organisée dans le cadre du festival "Jérusalem, capitale
arabe de la culture 2009". Rafic Al Husseini, directeur de cabinet du
président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a quitté les
lieux avant l'arrivée de la police, a précisé le conseiller culturel
du Consulat général de France, Benoît Tadié.
"Nous sommes ici pour exprimer notre soutien à la culture
palestinienne", a déclaré le consul général de France à Jérusalem,
Frédéric Desagneaux, pour expliquer les raisons pour lesquelles cette
manifestation s'était tenue dans un institut français.
La police avait averti qu'elle empêcherait l'organisation de toute
manifestation culturelle palestinienne dans la ville désignée
par l'Etat hébreu comme sa capitale "réunifiée". "Toute activité
politique, culturelle ou économique de l'Autorité palestinienne est
interdite à Jérusalem-Est", a déclaré la police israélienne.
Toutes les institutions officielles palestiniennes à Jérusalem-Est ont
été fermées en 2001, après le début de la seconde intifada
(soulèvement). Les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la
ville, à majorité arabe et annexée par Israël en juin 1967, la capitale
de leur futur Etat. La communauté internationale n'a jamais reconnu
cette annexion. Conséquence: les ambassades étrangères sont installées
à Tel-Aviv.
Depuis 1996, les pays arabes désignent chaque année une ville pour devenir "capitale de la culture arabe".